Compte rendu du diaporama de saint Guilhem le Désert par Hubert Borg :
L’AIGLE ROYAL DES MONTS DE ST GUILHEM : UN RAPACE TRES PROTEGE
La soirée de l’aigle royal à St-Guilhem-Le-Désert a permis de reveler que les habitants du village médiéval et ses écarts sont très attachés à la protection de ce prédateur hélas très rare dans le Sud de la France.
Cette soirée très instructive a comptée parmi la population très curieuse de la vie singulière de l’aigle royal, des élus du village sous la présidence du Maire de la commune, c’est-dire si cette présence du rapace dans les Monts de Saint-Guilhem sucite un intêret majeur dans la cadre de la protection de la faune du Larzac méridional.
Christian Petty l’un des experts du rapace dans notre région, est venu de la montagne de la Seranne voisinne des monts de St-Guilhem où il observe les aigles royaux du Sud du Massif Central, notamment ceux du massif de l’Aigoual et de la Seranne.
Il nous a confirmé qu’un couple de rapaces avaient pris possession des espaces libres des monts de St Guilhem et de la bordure Ouest des Monts de St Guilhem pour ses condition aérologiques favorables. Précedément, cette zone était occupée par un couple d’aigles de Bonelli qui nichaient depuis des années dans les gorges de l’Hérault entre la Séranne et le causse de Puechabon.
Mais lors des essaies du pompage de la source des Cents-Fonts le Conseil général de l’Hérault a entrepris des travaux d’élargissement des pistes d’accès à coups de dynamite, et cela les rapaces n’ont pas appréciés pas du tout.
Résultat des tirs de mine durant une période de deux à trois années les rapaces ont déserté le secteur. Mais comme la nature a horreur du vide, l’aigle royal (Aquila Chrysaetos) a trouvé depuis le calme revenu, un biotope qui lui permet de survivre. Il faut savoir que l’aigle royal se présentait comme une espèce très répendue autrefois dans les grands massifs forestiers de France et d’Europe comme celui de Saint-Guilhem-le-Désert. Persécuté et chassés par l’homme dans les années 1850-1950 seulement quelques couples ont survécu dans les massifs montagneux isolés, comme les Alpes ou les Grands Causses.
Depuis l’application de la loi sur la protection des rapace en 1965, la population des aigles royaux a évoluée positivement. On en compte aujourd’hui en France 420 couples. L’aigle royal représente une espèce sédentaire vivant en couple. Son territoire varie de 50km2 à 150km2 et varie selon les ressources en nourriture effective. En général il réside toute l’année sur son territoire de prédilection, et le défend bec et ongles contre toutes intrusions d’autres rapaces. Il est placé au sommet de la chaîne alimentaire mais reste cependant fragile : toute modification de son biotope peut se révéler determinant. Son régime alimentaire tourne autour d’une gamme de proies assez variées en fonction de sa chasse. Il tape dans les populations de lapins, lièvres, genettes, fouines, petits blaireaux. Mais en cas de disette il peut se faire aussi charognards notamment l’hiver. D’ailleurs, il ne supporte pas le vautour sur son territoire et peux le manger le cas échéant. Il se reproduit avec difficulté car moins d’un jeune par couple et par an n’assure pas toujours la relève des générations. Un aigle royal peut vivre en moyenne jusqu’à 25 ans à l’état sauvage et jusqu’à 40 ans en captivité comme quoi tout est est une question de nourriture. Le printemps période de reproduction (mars) et le jeune aiglon quitte ses parents à la fin de l’année, pour faire place à nouvelles couvées. Le jeune aigle royal semble alors livré à lui même et doit rapidement trouve run nouveau territoire pour nicher. Selon les études scientifiques, seulement 20% des juveniles arrivent à survivre jusqu’à l’âge aldulte.
Actuellement, les aigles royaux sont menacés par les dérangements au nid (promeneurs, grimpeurs, hélicoptères, avions, parapentes, photographes indélicats), mais également et surtout les lignes électriques de moyenne tension qui provoquent des électrocutions souvent fatales pour le rapaces.
Dans les monts de St Guilhem nos aigles royaux ont plutôt trouvé un hâvre de paix, c’est d’ailleurs pour cela qu’ils diffusent leurs vols magestueux pour notre plus grand plaisir. L’aigle royal des monts de St-Guilhem est un joyau de la Nature que nous devons tous protéger!
Hubert BORG